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11 mars, 2008

Mahayanavimsaka

Classé dans : sLes enseignements: Mahayana-Vajrayana- Tantras.,Unité Dharma — deulmalhamo @ 13:29

Colophon

Les Vingt Versets du Mahayana,
(en sanscrit, Mahayanavimsaka; en tibétain: Theg pa chenpo nyi shu pa)
ont été composés par maître Nagarjuna.

Ils ont été traduits en tibétain par le pandit kashmiri Ananda et le bhikshu traducteur Drakjor Sherab (Grags ‘byor shes rab). Ils ont été traduits en anglais par l’ Anagarika Kunzang Tenzin le dernier jour de 1973 dans l’espoir que le karma de cette année-là en soit adouci.

Que puissent être heureux tous les êtres sensibles !  

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Hommage à Manjusrikumarabhuta!

1. Je m’incline devant le Bouddha tout puissant                         
Dont l’esprit est dénué d’attachement
Et qui dans sa compassion et sagesse
A enseigné l’inexprimable.

2. En vérité, il n’y a pas de naissance -
Et donc pas de cessation ni de libération;
Le Bouddha est comme le ciel
Et tous les êtres sont de même nature.

3. Ni le Samsara ni le Nirvana n’existent,
Mais tout est un enchevêtrement complexe
A l’aspect intrinsèque de la vacuité,
L’objet de la conscience ultime.

4. La nature de toutes les choses
Apparaît comme un reflet,
Pur et naturellement calme,
Avec une nature non-duelle identique.

5. L’esprit commun imagine
Un soi là où il n’y a rien,
Et conçoit des états émotionnels -
Felicité, souffrance, et équanimité.

6. Les six états du samsara,
La félicité céleste,
Les souffrances infernales,
Sont toutes de fausses créations, des inventions de l’esprit.

7. De même, les idées de l’action mauvaise qui causent la souffrance
Vieillesse maladie et mort,
Et l’idée que la vertu mène à la félicité,
Sont de pures idées, des notions irréelles.

8. Comme un artiste épouvanté
Par le démon qu’il peint,
Celui qui souffre dans le samsara
Est épouvanté par sa propre imagination.

9. Comme un homme tombé dans les sables mouvants
Se démène et lutte
Ainsi les êtres [pensants] se noient
Dans le chaos de leurs propres pensées.

10. Prendre la fantaisie pour la réalité
Cause l’expérience de la souffrance;
L’esprit est empoisonné par l’interprétation
De la conscience de la forme.

11. Dissolvant l’illusion et la fantaisie
D’un esprit compassionné et pénétrant,
Demeure dans la parfaite conscience
Pour aider tous les êtres.

12. Ayant ainsi acquis la vertu conventionnelle
Libérée du filet de la pensée interprétative
On obtient une compréhension insurpassable
Comme celle du Bouddha, ami du monde.

13. Connaissant la relativité de toute chose,
La vérité définitive est toujours visible;
Laissant tomber l’idée de commencement, de milieu et de fin
Le flux [cosmique] est vu comme Vacuité.

14. Ainsi tout le samsara et le nirvana est vu tel quel:
Vide et insubstanciel,
Nu immuable
Éternellement tranquille et lumineux.

15. Comme les images d’un rêve
S’évanouissent au réveil,
De même la confusion du Samsara
S’évanouit dans l’Eveil.

16. Concevoir des choses dépourvues de substance
Comme éternelles, substantielles et satisfaisantes,
En les enrobant du brouillard du désir
Fait surgir le cycle des existences.

17. La nature des êtres est non-née
Et pourtant on croit communément qu’ils existent;
Mais autant les êtres que leurs représentations mentales
Sont de fausses croyances.

18. C’est n’est rien qu’un artifice de l’esprit
Cette naissance dans un illusoire devenir,
Dans un monde de bonnes et mauvaises actions
Avec une bonne ou mauvaise renaissance future.

19. Quand la roue de l’esprit cesse de tourner
Tout arrive à sa fin.
Ainsi, rien n’est intrinsèquement substantiel
Et toutes choses sont complètement pures.

20. Ce grand océan du Samsara,
Plein de pensées trompeuses,
Peut être traversé sur la barque de l’Approche Universelle.
Qui peut atteindre l’autre rive sans elle?

 

 Cela n’est pas sans nous faire penser à la Prajnaparamita.

Comme pour tous les textes mahayanistes,  il est nécessaire d’en garder la signification   profonde.  L’apprentissage sur la concentration, ou  le samadhi, reste susceptible  d’engendrer des états modifiés de la conscience ainsi tous les mouvements de nos pensées discursives, les visions, sont  l’énergie de l’état naturel de la base vide .  Nos errances ne sont que des reflets des cycles de vies.

 _______________________________________________________

 nagarjunaw180h222.jpg        Nagarjuna

 

Le Mahayanavimsaka un bref travail attribué à Nagarjuna qui résume les Madhyamaka ou « voie du milieu » philosophie en seulement vingt versets. Le Trisvabhavanirdesa de Vasubandhu même, résume l’enseignement fondamental Yogacara des «trois natures » de toutes les choses en seulement trente-huit versets.  Ils sont parmi les  formules les plus concises  connues des deux grandes écoles du Mahayana. Ces  textes difficiles à trouver sont rassemblés pour la première fois, et édités par  Vidhusekhara Bhattacharya … en Anglais chez Amazon  formant une solution compacte et faisant autorité comme livre source des deux plus influents philosophies bouddhistes, Madhyamaka et Yogacara. Sont  inclus  les textes  sanscrit tibétain .                                                                           

                                                                           Mahayanavimsaka de Nagarjuna

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Hommage au Seigneur du dharma « Gourou

Manjou Ghocha Ya »

                                                  Il est de tradition bouddhiste de rendre hommage à

                       l’Esprit, sous la forme du Seigneur Manjouçri, par

l’invocation: « gourou manjou ghocha ya »

Gautama Bouddha avait deux assistants proches – Samanthabhadra sur Sa droite et sur sa gauche Manjusri. Manjusri avaient atteint la bouddhéité de nombreuses fois. À l’heure actuelle, il porte le titre de « Bouddha spirituel plein de joie et dans l’avenir (qui seront des milliers d’années à venir) Il sera le « Bouddha universellement Révélé ». Il est dit dans le  Sutra du Lotus que Manjusri avait entraîné et discipliné de nombreux bodhisattvas. Le chapitre introductif du Sutra du Lotus a déclaré que le Bouddha Gautama était autrefois un disciple de Manjusri qui a vécu avant la vie dans laquelle il est devenu un bouddha.

3 réponses à “Mahayanavimsaka”

  1. Pedro dit :

    Ce texte s’oppose manifestement à ce que Bouddha enseigna, à savoir qu’il existe bel et bien une libération par rapport au samsâra.

  2. deulmalhamo dit :

    La libération qu’enseigna le Bouddha passe par la voie de la purification pour atteindre le Nibbana.
    « Il y a deux classes de ceux qui ne peuvent pas entrer dans le Nirvâna des Tathagatas:il y ceux qui ont abandonné les idéaux des Bodhisattvas, en disant qu’ils ne sont pas en conformité avec les sûtras, le Vinaya, ni avec l’émancipation. Ensuite, il y a les vrais Bodhisattvas qui étant donné leurs voeux originels prononcés au bénéfice de tous les êtres, disent »tant que les autres n’auront pas accédé au Nirvâna, je ne vais pas y accéder moi-même.. »

    Ce texte montre la vacuité des phénomènes.
    « 3. Ni le Samsara ni le Nirvana n’existent,
    Mais tout est un enchevêtrement complexe
    A l’aspect intrinsèque de la vacuité,
    L’objet de la conscience ultime.

    Chapitre XIX( le sûtra de l’Avâtar du Lanka.)

    « Allons plus loin, Mahâmati. Selon l’enseignement des Tathagatas du passé, du présent et de l’avenir, toutes choses sont non-nées. pourquoi? parce-qu’elles n’ont pas de réalité, étant des manifestations du mental lui-même; et;Mahâmati comme elles ne sont pas nées de l’être ni du non être, elles sont non-nées. Mahâmati, toutes choses sont comme des cornes de lièvre, de cheval, d’âne ou de chameau, mais les ignorants ou les esprits simples, prisonniers de leurs imaginations fausses, discriminent les choses où elles ne sont pas descriminables; donc toutes sont non-nées. Le fait que les choses soient par nature non-nées, Mahâmati, est du domaine de la réalisation intérieure, obtenue par la noble sagesse et non du domaine de la discrimination dualiste tant prisée par les ignorants et les esprits simples.
    La nature propre et les signes caractéristiques du corps, propriété, le domicile-ces choses surgissent quand les ignorants considèrent l’Alayavijnana comme un processus de saisie ou de prise; ils tombent alors dans une vue dualiste de l’existence où il voient son surgissement, sa durée et sa dissipation, en se faisant l’idée que toutes choses sont nées et sujettes à discrimination quant à leur être ou non être. Donc Mahamati, tu devrais t’entraîner à la discipline( c’est à dire à la réalisation intérieure).

    Je pense que là est la libération dont parle le Bouddha.

  3. Pedro dit :

    “Allons plus loin, Mahâmati. Selon l’enseignement des Tathagatas du passé, du présent et de l’avenir, toutes choses sont non-nées. pourquoi? parce-qu’elles n’ont pas de réalité, étant des manifestations du mental lui-même; et;Mahâmati comme elles ne sont pas nées de l’être ni du non être, elles sont non-nées. »

    Je ne pense pas que Bouddha est dit une telle chose.
    Au contraire, il a parlé de la naissance, de la vieillesse, de la maladie et de la mort, commun à chacun.

    Bouddha était un être humain, et comme tous êtres humains il est né et mort. Il a enseigné les quatre Nobles Vérités et il n’avait nul besoin de rentrer dans ces considérations de « discrimination dualiste ».

    Soumis à naissance et donc à dukkha, il a cherché une chose « non-né », « non conditionné », « non soumis à dukkha » et c’est ce « nibbana », qui EST la libération. Pas plus, pas moins.

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