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28 octobre, 2006

Classé dans : Pratiques principales de la Voie dans le Dzogchen,Unité Dharma — deulmalhamo @ 17:43

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Dzogchen et Mahamoudra

Classé dans : Unité Dharma La Tradition,Unité Dharma — deulmalhamo @ 17:41

    Dans les articles précédents, j’ai  évoqué le Dzogchen et la notion de rigpa. Il est vrai que cette doctrine m’attire . La pratique en matière de principe de dzogchen est un véhicule complet. L’enseignement est l’introduction directe et le gourou yoga; ainsi en recevant l’introduction directe pour découvrir sa propre nature, nous libérons la compassion et toutes les qualités du bodhisattva.

Dzogchen et Mahamoudra au-delà de la pratique

 L’exposition du Dzogchen qui va suivre, je l’emprunte à diverses sources . Les enseignements que j’ai reçu  sont ceux du Mahayana et du Vajrayana. En fait il n’y a pas de différence entre une introduction directe du Mahamoudra et celle du Dzogchen, dans le sens du gourou yoga. Je remercie tous les maîtres qui permettent d’ornementer mon écriture. Sans eux , je ne saurais pas ce qu’est rigpa. Si dans mes expériences , je dois suivre la Voie de l’Eveillé, je sais que de décrire  » l’ Eveil de l’Esprit  » est inconcevable. 

Avant de pénétrer plus avant dans la compréhension du véhicule de la grande perfection , je reviens sur le terme de bodhicitta qui signifie éveil.

je lisais un texte en vers écrit par Padamsambhava  » La libération par la vision nue de la nature de l’Esprit » (on peut facilement  trouver le texte en son entier sur le net). Il écrivait ceci:

 » Même ceux qui se réclament du Mahamoudra et du Dzogchen sont limités par leurs propre intelligence.

N’allant pas plus loin, ils ne connaissent pas l’Eveil authentique donc la bodhicitta. »

-Je pense qu’il s’adressa ainsi, comme révélateur de nombreux termas( Trésors). Dans  » Les réponses aux questions de Nyang Wen Tinzin Zangpo« (par les bénédictions de sa sainteté dilgo Khyentsé Rimpoché ceci fut traduit au palais de Grande Félicité, Dechen Cöling Phodrang, au Bhoutan, par un vagabond). note 1

 » Vous qui êtes ici réunis, je vous demande de m’écouter attentivement. « le Dharma n’a pour ainsi dire jamais pénétré l’être des religieux du Tibet, aucun de ces pratiquants du Dharma ne s’est jamais imprégné de la pensée de la mort et de l’ impermanence, s’ils l’avaient fait, ils ne seraient pas aussi paresseux et indifférents; ils n’ont pas du tout perçu la nature du Samsara, car s’ils l’avaient perçue ,ils n’éprouveraient pas autant d’attachement  pour les choses matérielles » « ils ne sont pas encore prés de recevoir la Pensée d’Illumination du  grand  véhicule car s’ils l’avaient fait, ils se livreraient à travailler au bien d’autrui sans considérer le leur. »

« Que cela te plaise ou non, regarde ton propre esprit;

-Si nous regardons notre propre esprit, nous sommes encore dans l’ego qui se regarde à travers l’énergie de l’être.

 » la vision pure est un troisième mode important de découverte mystique d’enseignements » (les maîtres de la grande perfection) Tulku Thondup. Ed le courrier du livre.;

-Vivre une expérience lucide omnisciente, c’est aussi avec la participation de la conscience éveillée. Cet état est jugé comme inconcevable, hors de mots et des concepts, l’éveil est l’état de la pensée de l’être auto vigilant, conscient, reconnu comme engageant la purification du mental karmique, avec tous les artifices et constructions illusoires du monde des egos. Ceci au cours des cycles de vies et du rayonnement de l’ Esprit. Principe absolu.

 » Et par cet enseignement, réalise sur le champ

ta Grande Libération naturelle,

Par la vision de ton intelligence dénudée jusqu’à la moelle

réalise cette perfection innée de l’Esprit

L’Esprit, par cette lumineuse prise de conscience absolue. » 

***********************************

« Si nous mêmes

 Aspirons à l’ Eveil insurpassable

 Sachons que sa racine est une bodhicitta

  Stable comme les monts:

 Compassion répandue aux dix vents de l’espace

 Et sagesse sans dualité »

Dilgo Khyentsé Rinpoché. Audace et compassion. Ed Padamkara 

-Comprendre les pratiques en matière de méditations de l’école Nyingma du bouddhisme tibétain nécessite d’être éclairé par les écrits des maîtres. Il y a beaucoup de manières d’aborder l’étude et comprendre les systèmes  enseignés , ceux-là  mêmes propagés par les « émanations de Vajradhara » . Pour ma part  je serais incapable de dire seulement  de laquelle de ses émanations  je m’inspire le plus, car c’est plusieurs de celles-ci qui sont réunies dans ce véhicule unique .  

Proposé par Jean-marc Martel dans Dzogchen et Mahamoudra.  Au-delà de la pratique. Peter Fenner. citation.

4 Les traditions du Dzogchen et du Mahamudra sont uniques à de nombreux titres. Dans leurs expressions les plus pures, elles rejettent toute tentative de favoriser l’éveil par une quelconque pratique – étude, rituel, prière et même méditation. Ces écoles dé construisent systématiquement les discours validant ces méthodes, professant que les expériences pouvant être induites de telle manière n’ont aucune valeur spirituelle, et peuvent même être nuisibles. Ces méthodes n’ont aucune valeur, affirment-elles, car l’état ultime est dépourvu de toute structure et ne peut donc constituer une expérience spécifique.

 8 Libération naturelle La tradition Dzogchen affirme que les émotions réactives et les pensées perturbantes se libèrent, ou disparaissent, d’elles-mêmes. Contrairement aux voies orthodoxes : « On ne façonne ou conditionne pas [son esprit] en supprimant [ses expériences] ou en [appliquant] des remèdes, mais en laissant [l'esprit] demeurer naturellement [dans la condition où on le trouve] [xxxix]. »

Le maître contemporain Namkhai Norbu Rimpoché nous en dit un peu plus : Dans la voie de la libération spontanée, il n’existe ni concept de renonciation – car si c’est toujours mon énergie qui se manifeste, elle peut le faire de nombreuses manières -, ni concept de transformation – car nous partons du principe que je me trouve déjà dans un état de pure présence, de contemplation. Si je me trouve un instant dans un état de contemplation, je vois que la colère et la compassion ne sont qu’une seule et même chose. Le bien et le mal ne font qu’un. Dans cet état, il n’y a rien à faire ; nous nous libérons, parce que nous nous trouvons dans notre propre dimension énergétique sans rien fuir et sans renoncer à quoi que ce soit. Tel est le principe de la libération spontanée [xl].

La libération spontanée, ou disparition naturelle des émotions réactives, survient comme une conséquence naturelle de notre identification à la présence- telle-qu’elle-est. Quand notre conscience cesse d’être conditionnée par notre propension compulsive ou consciente à connaître et fuir différentes sensations, les pensées et les sentiments flottent dans notre présence comme les nuages dans le ciel. Les émotions fondent comme neige au soleil au contact de notre conscience panoramique.

-En résumé , si nous avons l’intention d’identifier rigpa, nous n’identifions que notre capacité de l’esprit à identifier. L’étape considérée comme éclaircissante est celle de l’introduction directe et le gourou yoga. De quoi s’agit’ il?   Définition de  » Rigpa  tradition de Vimalamitra: rigpa est le discernement qui est l’acte de conscience illimité de l’état naturel, la présence discernante de notre véritable nature »L’introduction . Il est demandé par le maître ce que le disciple à obtenu et compris dans l’expérience méditative .  Il  lui montre que la base de la connaissance acquise et indissociable de l’état naturel de l’esprit. Le maître donne des instructions sur la façon de s’entraîner à la contemplation. La compréhension de la vacuité y est associée au rigpa sans les dissocier. On trouve les neuf méthodes de contemplation dans le shang Shoung Nyen Gyü. Elles sont exposées entre autres dans  » Les prodiges de l’esprit naturel » page 111   par Tenzin Wangyal Ed Point sagesses.

Quelle est la différence entre la vision et le terma purs ? Vous avez mentionné par le passé à quel point il est important  pour que les étudiants de Chagdud Rinpoche commencent à faire les pratiques qui sont son terma.

Jigme Rinpoche répond  :  » Terma sont des enseignements qui ont été parlés par de grands maîtres dans le passé tel que le gourou Padmasambhava. Ils ont été alors cachés intacts, dans diverses manières, telles que le terma de la terre et le terma d’esprit… La vision pure  est une expression de la réalisation du maître. Ceux ayant moins de réalisation peuvent avoir une expérience méditative et écrire des choses, mais une vision pure peut être corrompue par leurs propres espérances ou encore être mélangée à leurs propres expériences. Mais la méditation de tels grands maîtres comme Chagdud Rinpoche et H.H. Khyentse Rinpoche est constante. Leur vue est fondée et invariable, ainsi leurs visions sont authentiques. « 

Sa Sainteté le Dalaï Lama : Le Dzogchen. Editions Points sagesses .

 » Dans le Dzogchen, sur la base de la claire lumière même, la manière dont la claire lumière est rendue claire, précise et certaine par l’aspect de rigpa ou connaissance. Ce dernier est libre de la chape de toute illusion et de toute effet de corruption dû aux pensées conceptuelles qui gêneraient l’expérience de claire lumière »

. « Dodruptchen utilise la phrase « sur la base de » la claire lumière plutôt que de dire « par la claire lumière ». D’aprés lui, c’est l’aspect de rigpa ou connaissance » qui , soit rend la claire lumière « claire, précise et certaine » soit tombe sous la domination des concepts:

Il n’est pas accompli comme quelque chose de nouveau, en conséquence de circonstances et de conditions.

car il est déjà présent, en lui-même et par lui même. fin de citation de la page 166.

Dans le Mahamoudra , le  Grand Sceau de la vacuité page 155 du livre du IXe karmapa Ouang Tchoug Dordgé Le mahamoudra qui dissipe les ténébres de l’ignorance. je cite:  » la véritable nature de l’esprit est aussi connue comme la nature de Bouddha. ses deux puretés sont celle, naturelle, de sa nature éternelle-elle est primordialement pure, depuis des temps sans commencement-et la pureté réalisée quand les impuretés éphémères qui l’obscurcissaient ont été dissipées. Ceci est comparable au polissage d’un or qui aurait les deux puretés:celle de sa condition naturelle et celle réalisée lorsque toute ternissure a été effacée. »

La lignée Kagyu elle-même dérive directement du Bouddha à travers deux courants d’enseignement. Le contenu de ces deux courants, et le coeur véritable de la doctrine Kagyu est appelée mahamoudra :Gampopa, le disciple de Milarepa intégra les profonds enseignements en la grande érudition et en la discipline monastique pure qu’il reçut et qu’il maîtrisait déjà, pour devenir un maître bouddhiste compétent dans tous les aspects de l’ enseignement. Il engloba la perfection des trois yanas. (le Hinayana, le Mahayana et le Vajrayana.) Centre d’études tibétaines ; tradition Tibétaine Karma Katsang.                                           

 Essence de méditation de Dzogchen ( le texte  a été traduit à partir de l’ Anglais)par Sogyal RinpocheL’essence de la pratique en matière de méditation dans Dzogchen est encapsulée par ces quatre points : Quand une pensée passée a cessé et une future pensée n’a pas encore surgi, du fait espace, dans l’intervalle, n’y a pas il une conscience du moment actuel ; frais, vierge, inchangé par même la largeur des cheveux du concept, une conscience lumineuse et nue ? — Puits qui est ce qui est Rigpa !
 Pourtant il ne reste pas dans cet état pour toujours, parce qu’une autre pensée surgit soudainement, pas il ? C’est le rayonnement d’individu de ce Rigpa.
Cependant si vous n’identifiez pas cette pensée pour ce qu’est vraiment il, très l’instantané il surgit, alors il se transformera en juste une autre pensée ordinaire, en tant qu’avant. Ceci s’appelle la  » chaîne de l’illusion, « et est la racine du samsara.
Si vous pouvez identifier la nature vraie de la pensée dès qu’elle surgira, et le laisse seul sans n’importe quel followup,(poursuite) puis quelque pensées qui surgissent tous dissolvent automatiquement de nouveau dans la vaste étendue de Rigpa et sont libérés.

 

extrait du transcript de la conférence :

Le Dharma primordial

donnée le 07/05/97 par

Lama Denys Teundroup

3) Ensuite, la troisième forme de Compassion est sans référence et sans « pourquoi », sans notion, sans idée, sans justification. Elle ne repose pas sur un raisonnement ni sur une notion , ni sur quoi que ce soit. Cette Compassion sans référence qui est celle du Bouddha, des Eveillés, est précisément la nature même de l’expérience immédiate ou de l’expérience primordiale. L’Eveillé, qui vit cette expérience primordiale, vit cette compassion sans référence. Le point important, ici, est que cette compassion qu’on peut dire aussi « fondamentale » n’est pas fabriquée. Elle est au plus profond de notre expérience dans sa qualité et sa dimension primordiale lorsque le moi, l’ego, l’individualité n’habite plus cette expérience. Il y a alors cette compassion fondamentale que l’on nomme, dans la tradition Mahamoudra- Dzogchen, la « sensivité ». Sensivité est une façon de traduire le terme tibétain « toudjé » aussi fréquemment traduit par « compassion », mais si l’on dit « compassion » simplement, on perd une dimension essentielle de « toudjé ». Le mot français « compassion » est par trop entendu comme une attitude condescendante ou miséricordieuse, ou même d’amour mais dans le sens d’un amant et d’un aimé, alors que « sensivité » rend que cette expérience est celle d’une sensibililité, d’une sensivité des sens, essentielle, une qualité d’expérience qui est celle d’une réceptivité complète et aussi d’une disponibilité complète, une expérience sans barrière, sans obstacle pour accueillir et pour recevoir, vivre l’altérité, l’autre, tel qu’il est, et en même temps sans obstacle et sans barrière pour être disponible, présent pour répondre. Une réponse qui n’est pas, à ce niveau, délibérée, mais qui est harmonieuse et spontanée dans l’énergie même de la situation.

 

Le choix des textes montre la disposition de mon esprit et je souhaite  que dans les commentaires le lecteur puisse  exprimer à son tour les impressions  que lui ont suggéré ces textes. Il peut décrire  sa vision  quant à la méditation et à la contemplation dans le Dzogchen et le Mahamoudra.  Ce ne peut être qu’un enrichissement pour tous.

 note  1.(22) Le grand Terton Jatshön Nyingpo. » Essence de l’arc-en-ciel » (1585-1656),fut une incarnation de NyangWen Tindzin Zangpo et de Guru Rimpoché lui-même. Les ensseignements  précieux qu’il découvrit en termas sont rassemblés dans le fameux Jatshön Pö Druk, les six volumes de Jatshön » dont le Konchog Tchidu est le premier volume. Les questions de Nyang Wen Tinzin Zangpo » est l’une des sections du Konchog Tchidu, dont les pages 307-335, édition Urgyen Kunsang Choshorling, Darjeeeling,ont été traduites.                                                                    

                      Chagdud Gonpa Brasil est l’organisation de parapluie d’un réseau de extension des centres et des groupes de méditation au Brésil. , a commencé l’enseignement au Brésil en 1990 et dans 1994 a acheté la terre qui est devenue , son centre principal au Brésil. Là il a construit le premier temple bouddhiste tibétain traditionnel en Amérique du Sud.Depuis Parinirvana de Rinpoche le 17 novembre 2002, le réseau brésilien étendu des centre-beaucoup davec leurs propres groupes de résidant lama-et de méditation ont été sous la direction spirituelle de Chagdud Khadro, l’épouse de Rinpoche, qu’il a ordonnée comme lama en 1997. Rinpoche a ordonné cinq autres lamas au Brésil, qui aident à maintenir des centres avec des enseignements, des conseils individuels, et des cérémonies. En outre, le fils de Jigme Tromge Rinpoche, de Chagdud Rinpoche, et d’autres maîtres tibétains enseignent au Brésil en tant que lamas visitants.         Chagdud Gonpa Brasil est l’organisation de parapluie d’un réseau de extension des centres et des groupes de méditation au Brésil. , a commencé l’enseignement au Brésil en 1990 et dans 1994 a acheté la terre qui est devenue , son centre principal au Brésil. Là il a construit le premier temple bouddhiste tibétain traditionnel en Amérique du Sud.              Chagdud Gonpa Brasil est l’organisation de parapluie d’un réseau de extension des centres et des groupes de méditation au Brésil. , a commencé l’enseignement au Brésil en 1990 et dans 1994 a acheté la terre qui est devenue , son centre principal au Brésil. Là il a construit le premier temple bouddhiste tibétain traditionnel en Amérique du Sud.                    Chagdud Gonpa Brasil est l’organisation de parapluie d’un réseau de extension des centres et des groupes de méditation au Brésil. , a commencé l’enseignement au Brésil en 1990 et dans 1994 a acheté la terre qui est devenue , son centre principal au Brésil. Là il a construit le premier temple bouddhiste tibétain traditionnel en Amérique du Sud.                           

             

      

   

 

  

 

19 octobre, 2006

Émergence de la puissante inspiration

Classé dans : Unité Dharma La Tradition,Unité Dharma — deulmalhamo @ 16:35

rouedelaloiprev1.jpgA quoi peut servir un blog?

A quoi peut me servir ce blog?

Il me sert à formuler les enseignements, ce que je vis en continuité. A ouvrir mon coeur, encore et encore plus grand, afin qu’il puisse dispenser le savoir des Maîtres , ce que j’en ai saisi.  Il se peut que maladroitement des erreurs surviennent, alors je demande à Manjusri de parfaire ma vision.

Ce blog aurait pu être un journal intime! Il pourrait l’être par mon expérience. Il se passe quelque chose de subtilement « intime » pourtant dans le choix des textes, des images, des articles, une puissante inspiration que j’offre à tous ceux qui par curiosité ou par un certain intérêt viennent faire un tour par là.

Mes pensées intérieures rayonneront par l’intermédiaire des lecteurs. Dans le chemin de l’existence, j’ai appris trés vite que la souffrance était une compagne sévère, initiatrice qui mettait à nu le corps et l’esprit. En même temps une force salvatrice permettant d’aller de plus en plus haut, un dépassement des limites de l’obscurité dans laquelle tous les questionnements devront déboucher sur la purification du karma. Chaque évènement est un rappel de ce que nous n’avons pas compris. Quand nous recommençons les mêmes schémas, nous tombons dans les pièges de notre mental. Il y a comme une urgence à connaître la vérité qui se cache sous les apparences, afin de nous affranchir de nos peurs. Cette peur transmise aux cours des cycles de vies, se trouve inscrite dés la naissance de l’ego. Les animaux ont peur , c’est un instinct de survie. Les êtres ont peur de manquer, d’amour, de reconnaissance, peur du lendemain, peur tout court de tout et de rien. Et puis ceux qui sont tourmentés par plus de biens, de pouvoirs, ceux qui ont faim hélas la liste est longue.

Y a t’il des règles précises pour limiter l’espace du coeur. Tant que nous n’avons pas cette ouverture du coeur, nos pensées seront stériles. Cette ouverture du coeur qui est le reliquaire dont parle le Dzogchen.  Les êtres qui ont suivi la voie de la connaissance transcendante, ont  fait une promesse  qui se répète, une chaîne pure indestructible, qui est celle de transmettre par le corps , la parole et l’esprit le chemin qui mène à la bodhicitta et au nirvana.

Nirvana sans bodhicitta? Bodhicitta et nirvana.

« la compassion, dont on parle plus haut, n’est que l’émanation de l’énergie primordiale. Son essence ne peut être ni positive, ni négative…son expression est telle qu’elle est. » Tongra voir dans les commentaires.

C’est un sujet à méditer. Pourtant quelqu’un qui médite pourrait identifier la nature du nirvana et si elle est séparée de bodhicitta. La confusion dans l’expérience du nirvana est qu’elle peut être assimilée au samadhi de la méditation profonde.

Nous avons rappelé les skandas. La conscience Alaya Vijnana ou sixième conscience n’est pas celle du nirvana. Il y a encore une attention qui éprouve la clarté.

Ce qui nous amène au Dzogchen et à la notion de rigpa , trés justement Tongra, la compréhension de rigpa est qu’il n’y a rien à comprendre du rayonnement de sa nature, espace vide et pure . En puisant dans les ressources des Maîtres de la grande perfection, ils nous présentent directement rigpa.

Dans le livre de Tenzin Wangyal  « Les prodiges de l’esprit naturel »page 186  chapitre 13, les cinq lumières pures »quand Nangzher Lôpo questionne Thaphirista sur la cause du samsâra et du nirvâna, Thaphirista répondit:  » La cause du samsâra et du nirvâna est la grande base  ou état primordial «    » le miroir de l’Esprit lumineux »  qui montre comment demeurer dans l’état de contemplation. «   Car l’état primordial, est celui  où réside la lumière fondamentale  pure de l’esprit. Il est lumineux dans les cinq lumières pures, ce qui correspond au « Miroir de l’Esprit  lumineux  » 

 Cette connaissance est non duelle, elle intègre l’état non conceptuel. Rester comme celà c’est avoir saisi rigpa, tout le long.  Mais alors  que contempler? 

 Samadhi est une méditation  et la différence avec la contemplation dans le Dzogchen  est telle que Chogyal Namkhai Norbu  nous l’a décrite:

Citation recueillie dans E -Sangha forum bouddhiste.

La distinction entre ce qui est signifiée par des termes de « méditation » et « contemplation » est essentielle dans Dzogchen. la pratique de dzogchen est correctement parlant, la pratique de la contemplation, qui consiste en demeurant dans l’état non duel, qui de sa propre nature  est  libérée ininterrompue. Cet état qui n’est pas conditionné par le niveau conceptuel de l’activité mentale, entoure également la pensée et le fonctionnement de ce que nous considérons comme nos esprits ordinaires. »

De la base à l’état de l’éclaircissement durant la méditation « sans objet » il peut survenir des expériences. Elles sont souvent dues à des interférences telles que des visions  émergeant d’une mémoire résiduelle, et l’étape dans laquelle l’esprit rayonne . Nous pourrions considérer alors la vacuité de la méditation comme expérience de l’esprit, dans la Roue de la méditation.

je ne vais pas plus loin dans l’identification des expériences. Celles qui surviennent spontanément, jaillissantes, omniscientes sont celles d’un Bouddha. 

  Ceci demande effectivement d’une part de comprendre les enseignements ,mais en même temps d’en faire l’analyse par ses propres discernements.  

  

Classé dans : Unité Dharma La Tradition,Unité Dharma — deulmalhamo @ 16:32

15 octobre, 2006

Textes. Les Cinq lumières.

Classé dans : Unité Dharma La Tradition,Unité Dharma — deulmalhamo @ 12:47

___________ « courant de notre être  » (rang Rgyud) courant toujours changeant d’évènements psychophysiologiques. ————–

Les cinq skandas :

Rupa skandas : groupe sensitif dans lequel les éléments(sensibles) subtils des cinq lumières devenus corps présents, comme idée de matière et futurs en puissance dans l’ensemble de leurs formes d’expression, y compris les organes des sens et leurs objets sont intégrés. Ce pourquoi ils sont nommés consciences.

2 Védanâ skandas Groupe des sentiments, sensations, nés des sentiments du désir et de répulsion, de plaisir, d’indifférence ou d’équanimité.

3 Samja skanda processus de différenciation, du discernement, de l’observation et de la représentation discriminante de perception. Capacité réflective, discursive immédiate et intuitive.

4 Samskara skanda Groupe des forces formatives , pensées, imagination, facteurs mental, conséquences Karmiques, compositions de la volonté.

5 Vijnana skanda Les consciences , de l’oeil de l’ouïe etc…

Les skandas sont fonctionnelle ment liés.

Ceci est le mode de l’Être indivisible Signifie que les cinq lumières sont pré-formatrices à l’état de l’être.

Clémence deulma ex infirmière sophrologue . Lire dans le site de buddhaline.

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« Intégrer la contemplation dans la vie quotidienne transforme notre vie entière en pratique et peut nous mener à l’atteinte de la réalisation en une seule vie. Intégrer signifie ici combiner la présence « l’esprit rigpa » avec les mouvements de l’énergie, c’est à dire appliquer à nos sens , à notre corps ,à notre parole, à notre esprit et à nos actions, la pure sagesse de la contemplation à tout instant, en demeurant présent dans l’état primordial et en  imprégnant toutes les activités de notre corps , de notre parole et de notre esprit »     « Les prodiges de l’esprit naturel »

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 Tradition du rDzogs-chen

Les instructions rDzogs-chen sont répartis en  sections. La section de l’Esprit appelée, sems-de, la section de l’Espace, primordial, Klong-sde et celle des Préceptes man-nag-sde.  Les enseignements  finales appartiennent à l’école ancienne des Nyingmas. La tradition octroit dix sept tantras du man-ngag-sde : Vimalamitra ( l’Essence Perlée de  Vimalamitra) (l’Essence Perlée du secret)

Et celle dde padamsambhava, des instructions pratiques, (l’Essence Perlée des Ballerines Célestes) (l’Essence Perlée de Padamsambhava).

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Selon l’enseignement Dzogchen sur les cinq lumières.

1er chakra est la roue de la base primordiale. perfection des trois kayas dans la base.

2eme chakra-est la roue de la réalisation ( comparable au retournement des pétales du lotus vers le haut). 

3éme chakra est la roue des points du corps, des veines, des canaux et des centres d’énergie; Compréhension dont les points sont reliés dans le corps physique à la roue.

4éme chakra pur ( dans le processus du nirvâna. Le noeud ghanti se défait pour accéder aux plans supérieurs, unifiés.) 

Si la nature des cinq lumières est perçue de façon pure , elles donnent naissance aux cinq éléments purs et le processus qui culmine dans le nirvâna se met en place.

dans l’énergie( dang) de la vacuité de l’état primordial jaillit la présence ou clarté(selwa) qui engendre les cinq lumières (Miroir de l’ Esprit lumineux).

Dans le samsara l’illusion nous empêche d’appréhender, les éléments comme manifestations des lumières pures de notre état primordial.

Dans la vacuité réside l’essence de toute existence ( donne naissance à une manifestation ininterrompue qui est le Nirmanakaya.)

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       Vimalamitravimalamitra.gif                              padmadsat_3.jpg                                                         Padmasambhava                                                                                             

               

   

 

  

 

13 octobre, 2006

Textes

Classé dans : Unité Dharma — deulmalhamo @ 20:23

Grand poète et érudit au sein des maîtres tibétains, voici un court extrait d’audace et compassion  de Dilgo kyentsé Rimpoché. 

« Quand le Karma de mon entraînement parvint à la maturité,

Je fus poussé par une une puissante inspiration et au mépris des reproches et des souffrances

je partis à la recherche d’instructions

pour maîtriser mon attachement à l’ego

Si maintenant il me fallait mourir, je n’aurais aucun regret. »

« Il existe de nombreux enseignements vastes et profonds, comme le mahamoudra et le Dzogchen. Nos capacités mentales sont malheureusement limitées et nous manquons de persévérance. Et aussi du respect requis pour atteindre la libération grâce à ce genre d’enseignement. Nous tirons néanmoins les plus grands bienfaits de la pratique de cet enseignement spirituel. Extraordinaires, ces instructions contiennent toute la substance de la voie des bodhisattvas et jamais l’on a cessé de faire leur louange. Aussi je vous adresse cette requête: mettez les en pratique

Puissent tous les  souhaits pour le bien des êtres, conçus par les Bouddhas, du premier éveillé à nos propres Maîtres, s’accomplir grâce à l’effort fourni pour rendre un texte disponible. Que ce soit de bonne augure. »

Dilgo Kyentsé Rimpoché. Extrait Audace et Compassion Ed. Padmakara

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Souhaits formulés par Kuntouzangpo ( extraits  des textes inédits de Alexandra David-Neel.

Ecoutez! Tous les phénomènes : Le monde de la transmigration et celui au delà d’ elle

Ont une base unique, deux voies et deux aboutissements; les jeux illusoires de l’ignorance et de la connaissance;puissent par la force des bons voeux de kuntou ZangpoTous les êtres atteindre l’état de Bouddha dans la sphère  de l’essence des choses

La  base universelle n’est pas un agrégat, elle est autogène et au delà de ce que l’esprit

peut concevoir et la parole exprimer.

Elle ne peut être nommée ni samasâra

Ni l’au -delà de celui-ci.

Comprendre ces deux deux choses, c’est être un Bouddha

Faute de les comprendre les êtres errent dans le samsâra

Puissent par la force de mes bons voeux,

les êtres existants dans les trois mondes

Comprendre cette base inexprimable.

…………………………………………………………………………………………………

.

Extrait de Tradition partagée: La lumière comme un Arc-En -Ciel. Clemence Tomasini.

deulma karma Lhamo. (non édité)

Le Bouddha Sâkyamuni s’exprima ainsi aux moines: «  L’âme telle, fidèle, purifiée, sanctifié humble, ferme, invulnérable, l’âme incline- t-il vers connaître où tarissent les offenses. C’est souffrance connaît en vérité. C’est accroissement de souffrance connaît en vérité. C’est évanouissement de souffrance connaît en vérité. C’est voies d’évanouissements des offenses connaît en vérité. Ainsi connaissant, ainsi voyant, son âme est délivrée des offenses de désir, des offenses de vouloir- être, des offenses de non savoir. Dans le délivré est la délivrance, cette connaissance s’ouvre. Tarie est la naissance, accompli l’ascétisme, opérée l’œuvre, plus n’existe ce monde, il comprend ça. Et sont ainsi mes moines, fructueux, l’effort, fructueuse la peine  » « Tel langage est celui mes moines, de l’Accompli. Voici que par tel langage de l’Accompli, mes moines dix arguments acceptables s’avèrent justes » .  (6) page 1

Ce n’est pas sans nous rappeler le discours de Bénarés et le premier Tour de la loi. Ce discours peut paraître nihiliste. Car tarie la naissance et plus n’existe ce monde doivent être compris dans le sens de la vérité ultime. La naissance non pas comme seulement être, mais comme une réalité dépendante de facteurs karmiques et ce monde comme phénoménal. Le sachant, tarie est la souffrance. Le Tathagâta, un autre nom du Bouddha, disait bien que les êtres vivants existent bel et bien. Le parcours d’un être dans le samsara* dont le but est de résoudre la souffrance en la comprenant à la base, à savoir l’ignorance fondamentale se résume dans l‘action. Il doit saisir l’opportunité de l’enseignement des lignées de Bouddhas.Les piéges sont évidemment ceux de ce monde de l’impermanence. L’invulnérabilité découle des gains acquis aux cours des innombrables cycles de l’esprit. Il y a la voie de l’œil, l’intellect et le raisonnement en partie nécessaire; il y a la voie du cœur et de l’esprit de la bodhiccita : « Dans le délivré est la délivrance » . L’essence d’un bouddha contient la lumière de la délivrance. Le Bouddha donna ses enseignements toujours recommandant de les abandonner pour laisser chaque être libre de sa propre expérience vivante dans le monde » (7) L’homme sait que ses tribulations sont des chimères nées de son karma, comme il sait tout ce qu’il dit, il ne sait pas l’ignorance et la profondeur de ses paroles. L’être de grande ferveur, jamais ne se lasse. Infiniment respectueux de la souffrance, sa détermination le pousse au sommet de la Vision, qui est celle de l’Esprit. Dépassant les frontières du soi, la récompense de l’illuminé est ineffable omniscience. La doctrine a pour but la libération des servitudes du mental et la paix des êtres par l’accomplissement de l’éveil à la bouddhéité. Par le nirvana, elle sous-entend d’échapper à la peur. «   Il a comblé et traversé le fossé ( celui de la mort) détruit la citadelle ennemie, (le corps illusoire, véhicule de l’être subtil) déverrouillé la porte (de l’ignorance.) Il est capable de regarder directement dans le miroir de la plus haute compréhension » (8) (l’omniscience) .        

  

 

4 octobre, 2006

Notes sur le texte: la Roue de la méditation.

Classé dans : Unité Dharma La Tradition,Unité Dharma — deulmalhamo @ 19:54

 Au sujet de Dignaga et dharmakirti.

« Vasubhandu avait plusieurs disciples dont un nommé Dignaga qui est celui qui est allé le plus loin dans cette forme de connaissance : il a développé totalement ces enseignements de Tséma, c’est-à-dire de la théorie de perception ou de connaissance exacte. Dignaga, disciple de Vasubhandu, a acquis une compréhension parfaite de Tséma, cette science qui décrit les divers modes d’appréhension des phénomènes par l’esprit. Il a écrit de nombreux textes qui font autorité en la matière, on parle de cent huit textes ou traités. Dignaga ayant écrit tous ces textes, s’est rendu compte qu’il était nécessaire de concentrer l’essentiel de cette oeuvre en un seul texte pour éviter que soit à nouveau dispersé et peut-être perdu ce savoir essentiel. Il écrivit donc un nouveau traité contenant l’ensemble de tout ce qu’il avait enseigné dans les cent huit traités qu’il avait écrits auparavant. Ce traité qui s’appelle Tséma Kunlé Dupa, en sanscrit Pranamasamucchaya. Dans ce texte, il n’y a que six chapitres ; c’est un texte extrêmement profond et difficile à comprendre, puisqu’il résume un domaine immense de connaissance. Ce texte est l’essence même de toute la connaissance de Dignaga. Il n’a pas été très répandu pendant la vie de Dignaga, mais ses étudiants, ses disciples, l’ont étudié très attentivement. Un des disciples, s’appelant Wangchupté, eut lui-même un disciple nommé Dharmakirti qui allait devenir l’un des plus importants maîtres indiens »  voir  le site Tséma.

« Pratiques
La particularité principale du vajrayana est le recours aux tantras ou autres méthodes de méditation yogiques comme le dzogchen (mahasandhi), surtout pratiqué par le nyingmapa et le bön, ou le chagchen (mahamudra) des courants kagyupa et Shingon.  »


 
Au sujet du vajrayana
  »Ces techniques sont typiquement transmises de façon ésotérique dans le cadre d’une relation étroite entre disciple et maître. Elles sont en effet considérées comme puissantes, donc dangereuses si elles sont pratiquées de manière inadéquate, et il appartient au gourou d’apprécier ce qui doit être enseigné et à quel moment. Les textes tantriques sont présentés comme relevant d’un niveau supérieur (troisième roue) aux corpus des soutras hinayana (première roue) et mahayana (deuxième roue). Ils auraient été enseignés par le Bouddha historique, mais tenus secrets.  » Voir  le site Sangha Rimé
 Dzogchen Réunies, la religion originelle des bön au Tibet  antérieur au bouddhisme et l’école ancienne des nyingmapa,  s’entendent sur les neuf voies ou chemin de pratique conduisant à l’éveil. Sous l’appellation du Dzogchen le véhicule de la Grande Perfection, l’enseignement  bouddhiste  rassemble ,les cycles des enseignements venus de l’Inde ,introduite au Tibet par le traducteur Vairocana.Tapihritsa ,l’image  est symbole du dharmakaya, il est nu, sens de l’état primordial. Il est le patriarche du Dzogchen au royaume du Shang Shung école Bonpö. Il contient en lui-même  le double sens de la sagesse et de la vacuité en tant que Nirmanakaya celui des moyens habiles. ses enseignements sont ceux suprêmes de la grande perfection. Les tantras des instructions secrètes sous forme de termas. Nous retrouvons la parfaite unité du Dharma  dans les instructions de Tapihritsa: la vue, la méditation, la conduite, le fruit. Dans le Shang Shung Gyu, tous les écrits relevant les contemplations du Maître Bonpö pour qui l’application du non agir réside  la non dualité, l’absence de limites, l’état au delà de la naissance et de la mort, l’interdépendance des causes . Bibliographies sur le Dzogchen

-Les prodiges de l’esprit naturel. Tenzin Wangyal. Préface de sa sainteté Dalaï lama. Points Sagesses.

-Dzogchen. Sa Sainteté le dalaï Lama. Points Sagesses.

Les Maitres de la Grande Perfection Tulku Thondup; Le courrier du Livre;

L’escalier de cristal I II III. Kunzang Péma Namgyél. Ediios Marpa.

Les testaments de Vajradhara et des porteurs -de -science. Traduit du tibétain par Jean-Luc Achard. Les deux océans Paris.

Le monde di bouddhisme tibétain ; S. S le Dalaï Lama . Pocket.

 

 

2 octobre, 2006

La roue de la méditation suite.

Classé dans : sLes enseignements: Mahayana-Vajrayana- Tantras.,Unité Dharma — deulmalhamo @ 22:24

Tapihridza-hd.jpg

Pour donner à la roue de la méditation, la place qui lui convient, et sachant la difficulté d’aborder les textes tantriques du Vajrayana, notre choix s’était porté sur le Dhyani -Bouddha Amitâbha et les cinq sagesses du Bouddha représentées par Vairocana le brillant, Aksobhya , Ratnasambhava. La roue symbolique a de multiples attributs représentés dans l’iconographie bouddhique. Celle qui nous intéresse est celle du Dharma . Le Dharma tel qu’il est exposé par le Bouddha historique, et le Dharma au sommet duquel brille le soleil  de la Sagesse et de la compassion sans laquelle il ne peut y avoir d’éveil. Les méthodes ou moyens habiles utilisés dans le Grand véhicule , comme Mantrayana ou Vajrayana sont tantriques , initiatiques, mystique.  Leurs contenus remontent loin à l’époque du Bouddha historique. La méditation  s’érige en systèmes compliqués de visualisations des divinités tantriques ou yidams, héroukas,  qui sont les aspects  paisibles ou courroucés de l’esprit de la déité. Il faut avoir pratiqué longuement, mais la question peut se poser quant aux moyens sophistiqués du Vajrayana. Y-a-t’ il un autre chemin à parcourir pour atteindre le but du Grand Éveil  nous menant à la bouddhéité.

En premier lieu, il y a un avoir pur, qui doit s’actualiser, se manifester dans le courant des vies, appelé la nature de bouddha. L’étudiant doit établir la motivation pour que les méditations soient productives de l’esprit pur.  Ainsi propitier une divinité avec laquelle l’esprit reconnaît sa propre identification en union , c’est la phase de développement associée au mantra. Les Mantrayanas  sont des combinaisons de syllabes germes et de  mots symboles. Dans leur significations ésotériques le méditant inaugure aussi la dévotion à l’aspect de la divinité choisie lors de la méditation. Cette phase est appelée sadhana , moyen d’accomplissement( visualisations mantras et yogas internes). Le sujet des yogas internes ne fait pas parti de cet article, car il est recommandé de  pratiquer les six yogas de naropa avec son Lama.

Padamsambhava est le guru de la Sagesse et de la Compassion, son mantra:

OM ÂH HUM VAJRA GURU PADMA SIDDHI HUM.

Om Dharmakaya universel

ÂH Sambogakaya potentiel.

Hum  Nirmanakaya , réalité du potentiel.

Vajra .potentiel pur universel.

Lorsque de l’oeil d’Amitâbha jaillit le couple Tchenrézi  Tara, la libératrice,  la

contemplation directe (dhyâna) s’exprime, en les forces imaginatives, issues du

domaine  de la sunyata  . L’engagement dans la voie tantrique est très certainement

une chose difficile parce-qu il demande, un investissement complet auprès d’un

maître tantrique qualifié et les voeux lors de la prise de refuge ne sont pas

anodins.

 A moins d’avoir le Don  manifesté, spontanément de l’état de la bouddhéité, la

compréhension du chemin de l’éveil passe par les textes bouddhiques et deviennent

clairs pour le tantrika. Mais pas avant d’avoir saisi la validité des expériences de la

méditation et l’attachement à celles-ci. Dharmadhatu lors d’un récent forum écrivait

ceci : » Quant à l’épistémologie, elle fut implicitement encouragée et développée en

Inde avec les grands logiciens Dignaga et Dharmakirti, puis raffinée (entre autre dit-

il j’espère)  par les maîtres tibétains. Je répondais que tous les adeptes de la doctrine

ne sauraient y accéder sans exercices spirituels. » Le Bouddha n’était certainement

pas ennemi de la logique, il en faisit pleinement usage, mais il en montrait en même

temps les limites et enseignait en conséquence ce qui la dépassait: la  

contemplation.       » La voie de la vision épanouie,  Anagarika Govinda. » La

méditation de Tchénrézi et de Tara rassemble les aspects de la voie spirituelle.  Tara 

  tient embrassée la toute Accomplissante Sagesse en la figure d’Amoghasiddhi , celui qui est réalisé Bouddha. 

 Les cinq sagesses , le pur et transcendant état de Bouddha.

« Le Songe du grand maître mandchou Janggya du XVIIIe siècle rapporte justement la particularité du chemin de la pureté « visuddhimagga » de l’indien Buddhaghosa ou du « Lam-rim-chen-mo » du tibétain Tsongkapa et des exposés de Dignaga et de Dharmakirti  » la Voie épistémologique »

Dans son rêve une voix lui impartit ces instructions :

Tu dois faire réflexion sur ta compréhension de Dharmakirti en mêlant ton intuition intellectuelle avec ton expérience présente : ces plaisirs et ces peines divers, qui te sont maintenant échus selon le cours des choses, sont éphémères accidents.Il est prouvé par l’expérience que ces peines se produisent sur la base de causes et conditions… Ainsi parviendras-tu à cette pensée, que les enseignements sur l’impermanence, la souffrance et la causalité du Bouddha sont établis par la raison (telle qu’elle est conçue dans le système de Dharmakirti) et empiriquement vérifiés.

En conclusion l’investigation raisonnée doit être conjointe à l’expérience dont témoigne Rolpeï Dordjé. »

A noter que l’interrogation peut se porter aussi sur le fait philosophique de la doctrine bouddhiste comme véhicule de formation maintenant l’esprit conjoint au déroulement des étapes de la vision pure ; ou plutôt l’esprit dans les étapes de Visuddhi conjoint à la voie épistémologique, car j’aurais tendance à privilégier le « Lam-Rim Chen-Mo »

- Visuddhi  conduite pure , vue pure, mais  je pense aussi  dans la pureté de l’esprit nirvanique.                                                       

  

 

 

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